Clairière UXELLIA

Notre Clairière Uxellia célébrera Eluetias Alba le 23 Septembre è.v.

L'enseignement druidique

L'enseignement druidique

 

Qu'est donc l'enseignement druidique ?

C'est un ensemble de données comportant science, philosophie, métaphysique, …, pouvant apporter à chacun, selon ses aptitudes, ses tendances et ses possibilités, le Rayon de Lumière qui le guidera à travers les embûches et les vicissitudes de l'existence, et peu à peu l'amènera sur le sentier de la valeur spirituelle recherchée.

 

A qui est destiné cet enseignement ?

A tous, à la jeunesse d'abord qui aspire avidement à tout connaître, à ceux aussi qui, ayant pris des voies différentes, viennent chercher auprès de la Sagesse druidique la Sérénité et le but qui leur manquent.

 

A vous, encore, qui cherchez à manifester dans l'action créatrice les pouvoirs de l'Esprit qui est en vous, de par votre savoir et votre intuition.

 

L'enseignement druidique découle de l'observation et de l'étude des lois naturelles. Malheureusement, en cette première partie de notre XXIème siècle, et malgré la prise de conscience de certains, tout est mis en œuvre pour que l'être humain vive en transgressant ces lois, car tout va à l'encontre de ces lois naturelles.

 

Accéder à la connaissance des lois de l'Univers n'est pas chose aisée, mais accéder à la connaissance de soi est souvent fort difficile, et ce n'est qu'en suivant les préceptes de la voie et de la morale druidique qu'il est possible d'y parvenir, comme les anciens y sont parvenus, et comme certains y parviennent encore maintenant.

 

Pour cela, il faut s'appuyer sur la Tradition, et pour atteindre la Tradition par le chemin de la Connaissance, il est nécessaire de trouver et d'utiliser les "portes" qui jalonnent ce chemin. Elles ouvrent sur les arts (poésie, peinture, sculpture, chant, danse, musique), le symbolisme, pour les Bardes, et l'astrologie, la métaphysique, l'alchimie, la radiesthésie, le magnétisme curatif, pour les Ovates.

A chacun de nous de savoir choisir celle qui nous procurera l'harmonie entre les trois plans physique, psychique et spirituel, sur laquelle pourra se développer notre existence d'être doué de conscience.

 

Cet enseignement a pour objet essentiel, ne l'oublions jamais, de mettre en harmonie les êtres humains habitant cette contrée occidentale de l'Europe avec le sol sur lequel ils vivent, ainsi qu'avec les intelligences supérieures qui s'y manifestent de différentes manières.

 

Les Druides n'ont jamais méconnu la haute valeur des enseignements donnés par les Sages des autres spiritualités et religions. Ils ne luttent pas contre eux, car leur but est semblable, mais ils professent que leur enseignement est le seul entièrement adapté à l'esprit des Celtes, considérés comme l'expression humaine des forces qui s'exercent sur cette partie du Monde.

 

 


 

Dialogue avec un Druide

 

 

Qu'est-ce que le Druidisme ?

Le Druidisme est l'expression de toutes les forces matérielles (physiques), spirituelles, psychiques, et morales, s'exerçant sur la partie de l'Europe Occidentale, dévolue comme habitat à la race celtique. C'est donc au premier plan les bases morales de la religion des Celtes.

 

Peut-on concevoir le Druidisme comme une religion ou comme une philosophie ?

Les opinions en ce domaine sont partagées.

Plusieurs définitions de la religion peuvent être données. Nous allons en citer deux:

1)      La religion a été définie pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte ».

2)      Ensemble de doctrines et de pratiques, ou rites, assurant le lien entre l'Homme et le Sacré, entre le monde manifesté et la – ou les – Divinité(s).

 

Si, dans l'Antiquité, le Druidisme répondait parfaitement à cette définition, en est-il de même aujourd'hui ?

 

Certains, aujourd'hui, ne considèrent pas le Druidisme comme une religion à part entière, mais comme une simple pratique spirituelle, intégrant néanmoins tout son symbolisme, sa mythologie, ses récits, ses rituels et ses prières.

 

La Philosophie, quant à elle, se définit comme étant "l'amour de la Sagesse". Ce qui peut se décliner également comme étant "l'amour du Savoir", l'un devant générer l'autre. Il est vrai que la Spiritualité vraie et bien comprise ne peut engendrer que Sagesse et Tolérance.

 

Enfin, les connaissances des Druides englobant des aspects très concrets tels que l'astronomie, la médecine, la connaissance des plantes, du sol et des réseaux telluriques qui le parcourent, on peut avance que le Druidisme est à la fois, une religion, une philosophie, une pratique spirituelle, et une science.

 

 

 

Quelles sont les bases de son enseignement ?

La réponse à cette question découle de la précédente.

Pour commencer, il y a la croyance en un Dieu, inconnaissable, non incarné, mais créateur de toutes choses, du plus petit atome aux plus grandes formes, créées ou animées par lui ou par son intermédiaire.

C'est la croyance en une Vérité unique, contemporaine mais éternelle, en un Point de Liberté où se font équilibre toutes oppositions.

 

 

 

Comment pouvons-nous connaître l'existence de Dieu ?

Par la simple observation du Monde et de la Nature qui nous entoure. Par l'observation du ciel, vous verrez que tout est VIE et MOUVEMENT, que les Etoiles, le Soleil, la Lune, changent de place au firmament selon les heures, les jours, les saisons, et montrent l'existence d'une Volonté, d'un Ordre préétabli par une Puissance infiniment supérieure qui leur assigne un rôle et une place.

Tout est réglé par cet ordre préétabli, de la plus petite particule à la plus grande des galaxies.

Ce qui correspond bien à ce qui est énoncé dans la Table d'émeraude: "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, …".

 

Les saisons écrites dans le ciel se succèdent et avec elles les plantes poussent, grandissent, donnent des fleurs et des fruits qui nourrissent les êtres animés, de l'insecte aux animaux et à l'homme, dans un ordre voulu par le Créateur. C'est un cycle qui a sa correspondance au niveau cosmique.

 

Cet ordre conditionne toute la VIE DU MONDE. Sans cet ordre, il n'y aurait que le chaos et l'Univers ne pourrait survivre dans le choc des éléments qui le constituent.

 

 

 

De nos jours, beaucoup de druidisants se disent polythéistes. Est-ce le cas au Collège Druidique des Gaules ?

Tout d'abord, rappelons qu'il règne une grande liberté de pensée dans le domaine du Druidisme. Que n'y figure aucun dogme, comme c'est le cas pour les religions révélées, en particulier les "Religions du Livre" (c'est-à-dire les religions inspirées par le monothéisme de l'Ancien Testament, soit le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam), mais que l'enseignement druidique découle de l'observation de la Nature et des lois de l'Univers.

 

 

Ce point est quelquefois délicat à aborder, car il y a entre Collèges, et même au sein d'un même Collège, des différences assez nettes pouvant aller jusqu'à des divergences. On en a par exemple une première idée lorsqu'on entend dire, chez les uns ou chez les autres, soit "Sous la Lumière de l'Incréé", soit "Dieux et Déesses", deux expressions qui semblent bien se contredire, puisque dans le premier cas, il semble qu'il s'agisse de monothéisme, et dans le second, on semble faire allusion au polythéisme.

 

Paul Bouchet nous disait:

A côté de la religion druidique, monothéiste, dont la caractéristique – unique probablement – est de lier étroitement la science du Cosmos avec la conception d'une Entité créatrice, d'un Univers en perpétuelle évolution ( … ) existait une mythologie gauloise parente de la mythologie celtique qui la précéda.

 

Alors, pourquoi ces deux conceptions (monothéisme et polythéisme) peuvent-elles coexister ? Il semble qu'il faille prendre les trois choses suivantes en considération:

  • D'une part, l'approche de Dieu (l'Incréé), qu'en termes contemporains on pourrait décrire comme étant une Grande Intelligence Organisatrice, peut se faire soit par harmonisation directe, soit par l'intermédiaire de l'une ou l'autre de ses manifestations;
  • D'autre part, ces dernières ne sont certainement que les diverses manifestations de l'énergie principielle, les modalités d'énergie qui nous permettent d'avoir connaissance du monde qui nous entoure et dans lequel nous vivons. Car le monde matériel n'existe pour nous qu'en raison de notre aptitude à percevoir et à interpréter les vibrations qui en émanent continuellement;
  • Enfin, considérant cela, on en vient à accepter l'idée selon laquelle Dieux et Déesses, de l'Air, de l'Eau, de la Pierre, du Feu, du Tonnerre, etc., ne sont que la personnification de ces diverses manifestations.

 

Se souvenir alors que dans la Religion Catholique, on n'accède à Dieu que par l'intermédiaire d'intercesseurs: Jésus, Marie, les Anges et les Archanges, les Saints … Ce monothéisme ne serait donc qu'un polythéisme non avoué.

 

Que seraient donc les Dieux et les Déesses ? Des entités séparées, bien individualisées, ayant leurs caractères et leurs fonctions propres ? Jadis, Ils servaient à expliquer l'inexplicable. Pour leur plaire et en obtenir les faveurs, les Anciens avaient donc un ensemble de prières, de rituels, de sacrifices et d'offrandes.

On ne peut raisonnablement accréditer leur existence réelle. D'autant qu'en Gaule, on en a dénombré pas moins de 300 à 400. En revanche, il est des énergies que l'on rencontre, ou qui nous traversent, l'énergie de certains lieux, de la Terre, de la Pierre, ou d'autres, et que l'on peut utiliser (quand on l'a appris), sinon maîtriser. Alors, qu'on leur donne nom de Dieux ou de Déesses, pourquoi pas, cela permet déjà de les identifier.

 

Il en va de même dans la religion de l'égypte antique. D'un côté, Amon-Rê, le Dieu suprême; et de l'autre, les multiples Dieux et Déesses, dits "dieux de fonctions", représentant les diverses forces de la Nature. C'est par leur expression que l'on parvient (pour le mystique naturellement, pas pour l'homme de la rue) à la connaissance de l'être Suprême.

 

 

 

Qu'impose la Loi Divine ?

Aimer, Créer, Apprendre (avec son corollaire qui est Enseigner).

Aimer, est un rapprochement avec la Puissance Suprême qui est AMOUR. On aime pour créer, on aime ce que l'on crée.

 

Créer est la fonction divine primordiale, qui se transmet à tout être animé doué de conscience et d'intelligence. Mais chez ceux qui n'en sont pas pourvus, la Création est inconsciente et ne correspond qu'à une nécessité physiologique.

 

Apprendre, au sens passif, consiste à emmagasiner des connaissances, parfois intuitives; mais au sens actif, c'est la faculté d'enseigner cette connaissance. Déjà, certains animaux, comme les oiseaux, les félins, apprennent à leurs petits à se déplacer, à chasser, à trouver leur nourriture.

 

L'Homme choisit et aime sa compagne (et inversement), perfectionne son acquit de connaissances et l'enseigne à ceux qu'il aime, ses enfants, sa famille, son peuple, et s'épanouit dans la Science Universelle  qui le conduit au Monde Blanc du Gwenved.

 

 

Peut-on parler de Dogme dans le cadre de l'enseignement druidique ?

Un dogme est une affirmation considérée comme fondamentale, mais surtout incontestable et intangible. La plupart du temps, ce dogme s'appuie sur un texte sacré, que personne ne peut – ni ne doit – contester, quoi qu'il puisse se passer au fil du temps.

 

Ces différents points montrent bien que le dogme soit aux antipodes de l'esprit druidique, puisque le Druide ne cesse d'apprendre, de chercher à découvrir, tant sur l'Univers, que sur la Terre, la Nature, et bien sûr sur lui-même et sur ses semblables.

 

Nous cherchons donc à mettre en valeur les capacités de chacun, la réalisation de ce que chaque humain porte en lui dès sa venue au monde. Cela n'autorise bien sûr personne à faire n'importe quoi, n'importe comment, au gré de sa fantaisie.

 

Si le Druidisme tend à développer la responsabilité personnelle ainsi que la liberté de pensée, c'est néanmoins à la Lumière de son enseignement séculaire, nécessairement soumis à l'expérimentation sans laquelle il resterait quasiment lettre morte.

 

 

 

Si l'on parle d'enseignement séculaire, cela veut-il dire que le Druidisme de l'Antiquité doit pouvoir être vécu et pratiqué en l'état dans notre monde moderne ?

Tout d'abord, il faut bien réaliser que notre actuelle société n'est pas – ou plus – la société celtique qui était celle de nos ancêtres d'il y a deux millénaires. La société a évolué, l'humanité dans son ensemble a également progressé, le niveau de connaissance n'a plus rien à voir avec ce qui prévalait à cette époque, et de ce fait, certaines croyances et certaines pratiques ne pourraient plus avoir cours de nos jours.

 

Si l'on considère le Druidisme comme une religion, son idéal a beau être éternel, la façon dont il s'exprime a naturellement été différente en fonction des époques. Il y a des différences d'environnement, de culture, de réalités matérielles, incontournables. Les rituels, dévotions et prières, ne peuvent être pratiqués aujourd'hui comme jadis, c'est indiscutable.

 

Si en revanche on vit son adhésion au Druidisme comme une pratique spirituelle, cette pratique peut s'insérer sans difficulté dans le rythme de la vie de tous les jours et ne perturbe donc pas le quotidien.

 

Enfin, si le Druidisme est simplement perçu comme une démarche ou une réflexion philosophique, cette intégration dans le quotidien ne pose plus aucun problème, mais on ne peut plus alors parler de Druidisme, puisqu'il ne s'agit plus que d'un aspect intellectuel détaché de tout ce qui en fait sa réalité et sa force.

 

Mais il ne faut pas oublier que le Druide de la haute époque avait d'autres rôles à jouer, puisqu'il était également législateur, arbitre, enseignant, médecin de l'âme et du corps, …

 

 

 

Qu'il soit vécu comme religion ou pratique spirituelle, le Druidisme est-il compatible avec une activité sociale normale et une vie familiale harmonieuse ?

Oui, bien sûr, car le Druidisme contemporain n'engage nullement ses tenants à vivre en groupes, en communautés "religieuses", en-dehors donc de la Société.

Bien au contraire, le "druidisant" – qu'il soit Disciple, Barde, Ovate, ou Druide – doit pouvoir vivre pleinement sa vie d'homme ou de femme, sa vie de citoyen avec tous les droits et devoirs que cela implique, à la lumière de ce qu'il apprend au sein de son Collège ou de sa Clairière.

 

A quoi servirait en effet d'apprendre de grands et beaux principes si l'on restait en vase clos, et sans les confronter à tout ce qui fait notre vie sociale contemporaine ?

 

De la même manière, le Druide n'est pas non plus astreint à des obligations telles que le célibat, une façon particulière de s'habiller, ni à un régime alimentaire spécial.

C'est un individu comme les autres, qui se marie, a des enfants, une activité professionnelle normale, des loisirs qu'il emploie comme bon lui semble, participe à la vie de sa cité et de son pays, etc.

 

Mais il a en plus un code moral qui le fait agir avec droiture et courage; il a le respect de ses Ancêtres, ne cesse de travailler et d'apprendre tout ce qui concerne son Histoire – celle du Celtisme et du Druidisme –  et il applique dans sa vie de tous les jours les principes enseignés.

 

Il est naturellement préférable que ces études et cette façon de concevoir l'existence soient partagées au sein de sa famille. Que le conjoint soit tolérant est une chose. Fondamentale, si l'on tient à l'harmonie dans le couple. Mais il est infiniment souhaitable que croyances, études, compréhension de l'Univers et de l'existence, et bien sûr tout ce qui fait une pratique spirituelle comme rituels, dévotions et prières, soient vécus et pratiqués ensemble, si c'est possible, dans le même état d'esprit, dans la même recherche d'une "Plus Grande Lumière".

 

 

 

Puisqu'il est question du couple, quelle est la position de la Femme dans le Druidisme ?

Le Druidisme ne peut et ne doit faire aucune distinction entre l'homme et la femme, autant dans la pratique spirituelle que dans les fonctions au sein du Collège et de la Clairière.

 

Il est vrai qu'au siècle dernier, certains groupes n'acceptaient que les hommes. Comme certains autres, en Bretagne, n'acceptaient que des personnes parlant Breton.

 

Au sein de notre Collège, hommes et femmes ont accès aux mêmes enseignements, et peuvent suivre les uns comme les autres la voie de leur choix, celle du Barde ou celle de l'Ovate. Tous peuvent donc bénéficier au même titre des cérémonies d'Initiation et d'Intronisation.

 

Si l'on considère le passé, on s'aperçoit qu'aucune société traditionnelle n'a fait une telle place à la Femme que la société celtique antique.

La Femme est considérée, non pas véritablement comme l'égale de l'Homme, ce qui indiquerait une similitude, mais plutôt comme sa complémentarité, l'union constituant alors l'être parfait.

 

Au sein de la Famille, l'homme et la femme n'ont pas tout à fait le même rôle, mais de leur relation harmonieuse découle l'équilibre de la Famille, et partant, celle des enfants qu'ils peuvent avoir ensemble

 

De la même manière, leur vie "druidique" vécue en harmonie ne peut être qu'un ciment pour leur couple en particulier, et pour leur Famille en général.

 

 

 

Quelle est la position du Druidisme contemporain vis-à-vis des religions en général ?

Le Druidisme ne s'oppose nullement à aucune des religions actuelles. Nous excluons bien sûr les sectes de tout poil, aliénantes pour l'individu, et les extrémismes religieux criminels qui font trop souvent et tristement les grands titres de notre actualité. Car l'esprit d'ouverture et de tolérance est bien celui du Druidisme depuis les origines, bien qu'il ait eu à subir hostilité et persécutions, de l'envahisseur romain pour commencer, puis de l'église Catholique pendant longtemps. C'est la raison pour laquelle les Druides durent disparaître tout en maintenant la transmission de leur Savoir au fil des siècles.

 

Cela étant, nous considérons que tout ce qui permet à l'homme de s'élever spirituellement, vers une plus grande Lumière, ne peut qu'être respectable. Et que même, à la limite, une religion même médiocre est encore préférable au matérialisme pur et dur.

 

Néanmoins, on constate à l'heure actuelle – depuis plusieurs dizaines d'années – un regain d'intérêt sans cesse grandissant pour notre vieille Spiritualité, et particulièrement parmi les jeunes générations. Nous ne saurions faire autrement que de saluer et d'encourager cette prise – ou reprise – de conscience.

 

 

 

Comment se fait-il qu'il existe tant de religions, de sectes, de spiritualités et de philosophies mystiques différentes, voire contradictoires ?

Il est dit que les Grands Maîtres qui les ont créées ou qui en furent les initiateurs continuent à présider à l'évolution des groupes – souvent ethniques – dont ils ont été les instructeurs lors de leur dernière incarnation.

 

Lorsqu'on étudie objectivement les grands courants religieux, avec la sérénité qui convient aux adeptes de notre Ordre, on observe qu'il n'y a pas de véritable opposition entre les doctrines professées par les Initiateurs des grandes religions (Zoroastre, Bouddha, Moïse, Jésus, Mahomet), qui toutes tendaient à conduire l'esprit humain à la Connaissance Suprême et à son retour au sein de la Divinité par des moyens appropriés à une ethnie particulière, qui était celle de l'Initiateur.

D'où leur multiplicité, et souvent leur aspect contradictoire. Mais à y bien regarder, cette contradiction n'est qu'apparente.

 

 

 

Quelle est la position du Druidisme par rapport à la Politique ?

Bien que les Druides antiques aient été conseillers des rois, législateurs et juges, le Collège s'interdit aujourd'hui toute discussion ou prosélytisme d'ordre politique, syndical, ou même religieux, en ses lieux de rassemblement, de rituels, comme au cours de ses travaux, de quelque ordre qu'ils soient.

 

Naturellement, il n'encourage et n'incite aucun de ses membres à s'engager politiquement, que ce soit au sein d'un parti, en faveur d'une idéologie, ou d'un homme politique quelconque.

 

Inversement, chaque druidisant est totalement libre d'avoir les opinions politiques de son choix, cela ne regarde en rien son Collège, tant que ces opinions n'ont aucune incidence sur le fonctionnement et la bonne réputation du Collège.

Cela revient à dire que le Collège ne prend et ne prendra jamais aucune position, ni tentera aucune action, dans le domaine de la politique, car:

 

  • d'une part, sa mission implique une neutralité active, un rôle de conseil et de guide, incompatible avec un engagement partisan;

 

  • d'autre part, toute discussion de cet ordre risque de générer des tensions insupportables entre les membres, de rompre la Sérénité qui doit être le propre du Druidisme, et de provoquer à terme le départ de certains d'entre eux.

 

Si le Druidisme reconnaît et accepte les Droits de l'Homme et du Citoyen, il rappelle que ces Droits sont assortis d'un certain nombre de Devoirs auxquels nul ne peut et doit échapper, vis-à-vis de lui-même, des autres, de l'Humanité toute entière, comme vis-à-vis de la Nature et de la Terre.

 

 

 

Quelle est la position du Druidisme par rapport à la Science ?

N'oublions pas que si les Bardes s'occupent d'Art, de poésie, de tradition, d'histoire, de symbolisme, l'Ovate, lui, est spécialisé dans les sciences en général, l'astronomie, les mathématiques, les plantes, la médecine.

 

En plus donc de l'aspect médical (plantes, techniques de guérison, chirurgie), le domaine réservé des Druides concernait les connaissances scientifiques, telles que mathématiques, géométrie, astronomie, astrologie, …

 

Bien sûr, les Druides contemporains ne possèdent pas tous une culture scientifique, puisque leur origine, au sein de notre société, est très diversifiée. Mais l'observation attentive de la Nature, leur connaissance des simples et des lieux qui soignent et qui guérissent, découlant de leurs constantes recherches ainsi que de l'héritage provenant de leurs Grands Anciens, montrent bien que le Druidisme se propose de réconcilier Science et Spiritualité, séparés par la faute du dogmatisme de certaines croyances religieuses.

 

La Science est le fondement de la Connaissance. Il faut se souvenir qu'au-delà du simple Savoir, la Connaissance englobe et transcende tous les savoirs en les unifiant, en les harmonisant, car les lois universelles qu’elle véhicule ne peuvent s’appréhender que par inspiration divine.

 

  • le Savoir, c'est ce que l'on nous enseigne, c'est ce que l'on apprend, sur les bancs d'une école ou au contact de la Nature;

 

  • la Connaissance, c'est cela, plus cette petite chose qui permet d'englober et de transcender tous les savoirs en les unifiant, en les harmonisant, comme dit précédemment; et cette petite chose, tout au moins pour nous, c'est l'inspiration, dite divine, ou la transmission de l'influence spirituelle. Car cette Connaissance est la perception des lois universelles.

 

C'est un faux débat que d'opposer Science et Spiritualité, car loin de s'opposer, elles devraient au contraire collaborer, puis se rejoindre, car elles sont complémentaires.

 

 

 

Le Druidisme est-il synonyme d'écologie ?

Naturellement, le Druidisme est fort proche de la Nature, est très attentif à toutes ses manifestations, et ne cesse d'apprendre d'elle. Il prend garde à ne pas la polluer, ni la détruire.

 

Mais bien plus que l'étude et le respect de la Nature elle-même, le Druide considère que l'écologie est la science qui étudie les relations des êtres vivants dans leur environnement.

 

Depuis longtemps, les Druides ont constaté les effets néfaste que l'homme peut avoir, consciemment ou non, sur son environnement. Et le constat actuel ne fait malheureusement que leur donner raison.

 

Il a été dit plus haut que le Druidisme s'interdisait toute participation ou allégeance politique. De la même manière, il ne propose pas de solution globale en matière d'écologie. Car il faut bien distinguer l'écologie au sens où nous l'entendons, de l'écologie politique, qui est la prise en compte des enjeux purement écologiques dans l'action politique et dans l'organisation sociale.

 

 

 

Quelle différence y a-t-il entre le Druidisme et le Chamanisme ?

Le Chamanisme est d'origine nordique, son foyer continental le plus ancien se trouvant dans la partie nord de la Sibérie. Il s’est ensuite répandu dans le nord de l'Asie, et de l'Europe. Mais en tant que système de relation à la Nature et aux Ancêtres, il est aussi le fait des Amérindiens – donc des Indiens d’Amérique – des Australiens et de nombreux peuples d'Afrique, mais aussi d’Asie puisqu’il s’en trouve au Tibet.

 

Mais la « version », si je puis dire ainsi, qui nous est restée la plus familière est celle des Indiens d’Amérique du Nord.

 

A ce titre, il figure probablement le plus ancien système spirituel et magique au monde, et ainsi la racine de toute démarche philosophique et spirituelle, mais aussi scientifique, aussi surprenant que cela paraisse.

 

La pratique du Chamanisme est une démarche personnelle, dans laquelle chacun expérimente la communication directe avec les esprits et voyage dans les domaines spirituels, pour, avant tout, approfondir son propre développement spirituel.

Le Chamanisme n'est pas une religion et le chaman n'est ni prêtre, ni sorcier, ni gourou. Il repose sur l’unité de toutes choses; la prise de conscience que, dans l’univers, tout est relié. Cette notion est fondamentale dans le chamanisme.

Une autre notion essentielle est la dimension spirituelle de la réalité: toute vie, toute forme et toute substance émanent de la source originelle, sont sacrées et font partie du Tout.

 

On voit donc que sous bien des aspects, Chamanisme et Druidisme sont fort proches. D'ailleurs, on peut considérer que le second dérive du premier, à une époque assez lointaine, mais s'en est progressivement éloigné en structurant sa pensée et ses concepts. Et le Chamanisme a continué de vivre jusqu'à nos jours.

Mais ce qui les différencie le plus, c'est que d'une part, le Druidisme est véritablement une voie initiatique, visant à l'amélioration et à l'évolution de l'Homme pour le remettre en phase avec la Nature et ses grands rythmes, mais dont la finalité est d'être au service des autres; et que d'autre part, ce qui en découle, le Druidisme peut être considéré comme une religion à part entière, dont les rituels peuvent être aussi bien individuels que collectifs; et qu'enfin, les enseignements du Druidisme portent sur des sujets et des thèmes bien plus divers.

 

En résumé, on peut considérer le Chamanisme comme étant un pré-Druidisme, datant d'une dizaine de milliers d'années; deux millénaires avant notre ère, il se transforma en proto-Druidisme, puis en Druidisme à proprement parler; et qu'en définitive, le Druidisme traversa l'ère chrétienne sous forme de tradition druidique et bardique, influençant Compagnonnage et Franc-Maçonnerie.

 

 

 

Le Druidisme a-t-il une Théologie ?

Oui, c'est ce qui pourrait s'apparenter à une Doctrine, mais non pas à un Dogme.

Il s'agit de la présentation de la mythologie des Dieux et des Déesses, ainsi que des principes divins.

Cette théologie est l'une des bases de l'enseignement, et doit permettre au druidisant de tendre vers la Lumière par sa compréhension de ces principes.

 

 

 

Le Druidisme possède-t-il un livre sacré ?

Non, et c'est ce qui le différencie des "religions du Livre" (Judaïsme, Christianisme, Islam). Pas de Livre de référence à l'écrit intangible, de la main d'un humain ou d'un Dieu ou d'une Déesse, mais le Grand Livre de la Nature, commun à toute la famille humaine, qui dispense ses enseignements à tous les hommes depuis les origines.

 

Les seuls textes de référence écrits sont, par exemple, les Triades bardiques, mais qui sont de facture récente puisqu'elles n'apparaissent une première fois qu'au cours du XVIème siècle. Et il ne s'agit pas là d'un Livre sacré, mais plutôt matière à réfléchir et à méditer sur les grands principes exposés par la Théologie.

Cela, sachant qu'un certain nombre de ces Triades sont teintées d'esprit chrétien, ce qui n'enlève toutefois rien à leur valeur.

 

 

 

Quels sont les enseignements dispensés par le Collège Druidique des Gaules ?

Les sujets sont variés autant que vastes. Parmi eux, nous pouvons citer:

 

  • La Société celtique ancienne
  • L'histoire du Druidisme
  • Les récits mythologiques celtiques
  • Les grandes filiations
  • Philosophie et métaphysique des Druides
  • Le panthéon celtique
  • Fêtes, célébrations et cérémonies druidiques
  • Les prières druidiques
  • Le Symbolisme
  • Les plantes qui soignent et qui guérissent
  • Les mégalithes
  • Courants telluriques et réseaux
  • La radiesthésie
  • Thérapeutique manuelle (magnétisme, imposition des mains)
  • Méditation
  • Harmonisation avec les éléments
  • La réincarnation
  • Symbolisme et utilisation de la Croix Druidique
  • . . .

 

Pourquoi l'enseignement des Druides du passé était-il uniquement oral ?

Il est dit que si les Druides ne nous ont pas laissé d'écrits concernant leur Tradition et leurs Enseignements, c'est parce qu'ils considéraient que figer leur philosophie dans l'écrit la transformerait tôt ou tard en un dogme intangible.

 

De plus, le support écrit empêcherait le travail de mémorisation pour eux indispensable à la maîtrise de leur Connaissance. Et de ce fait, nuirait à leur propre capacité d'enseignement.

 

 

 

Quelles sont les Filiations dont il est fait état ci-dessus, en quoi consistent-elles, et de quelle Filiation se prévaut le Collège Druidique des Gaules ?

La plupart des Collèges et Groupes druidiques contemporains se prévalent de l'une des trois filiations suivantes:

 

  • Ancient Druid Order, plus connu sous le nom de Druid Order crée par John Toland en 1717;
  • Ancient Order of Druids fondée par Henry Hurle en 1781;
  • Gorsedd Beirdd Ynis Prydain (Collège des Bardes de l'Île de Bretagne) fondée par Iolo Morganwg en 1792.

 

Ces trois Filiations constituent les trois branches du renouveau druidique moderne.

Le Collège Druidique des Gaules se situe dans la Filiation de Iolo Morganwg, à l'origine de la première Gorsedd. Il soutenait que la tradition druidique demeurait intacte malgré la conquête romaine, la chrétienté et la persécution des tenants de la religion druidique sous Élisabeth Ire d'Angleterre.

Néanmoins, on lui doit la mise en lumière du Druidisme contemporain (donc rénové) tel que nous le connaissons aujourd'hui.

 

 

 

Les Collèges druidiques, les Druides eux-mêmes, se déclarent  "païens": qu'en est-il exactement ?

Le mot "païen" vient du mot latin pagus, qui signifiait à l'origine "pays", et qui a ensuite donné paganus, "de la campagne". D'où le mot "paganisme".

 

Ce mot, paganisme, est un terme générique employé par les anciens auteurs chrétiens, et ce terme a perduré. Il désigne les antiques religions, comme les religions du sol, ou religions natives, dont le Druidisme faisait partie, faisant état de plusieurs dieux (polythéisme), à l'opposé du dogme chrétien qui n'en reconnaît qu'un seul (monothéisme).

 

Mais ce terme a été depuis employé de façon péjorative, déterminant une croyance en une fausse religion et à des faux dieux. La "Vraie Religion" étant bien sûr supposée être la religion catholique.

Il va sans dire que les notions de vrais ou de faux dieux sont des concepts essentiellement humains, variables d'une civilisation à une autre, d'une religion à une autre, d'un individu à un autre.

 

Ce qui est vrai, c'est que le Druidisme, tolérant par essence, et par définition religion native, du sol, de la Nature, accepte autant une vision polythéiste qu'une vision d'une Grande Intelligence Organisatrice, que l'on nomme également l'Incréé, cette Grande Intelligence étant présente partout et en tout lieu, animant chaque particule de matière, du plus petit grain de sable à la plus grande des constellations.

 

Pour terminer, et selon ce point de vue, si l'on accepte pour soi le Druidisme comme religion à part entière, on ne peut s'en prévaloir et en même temps appartenir à une autre religion. On ne peut donc être à la fois Druide (religieux et sacerdote) et Catholique, Protestant, Israélite, ou Musulman.

 

 

 

Le Druidisme se sert-il d'une langue liturgique particulière ?

On peut dire que cela dépend des Collèges. Certains ritualisent en Français, d'autres en Breton, d'autres encore en vieux Celtique (langue gauloise). Il n'y a pas de règle, simplement les goûts et les habitudes de chaque Collège.

 

Il va sans dire qu'il est indispensable que chacun comprenne ce qui est dit et fait au cours d'une cérémonie ou d'un rituel. Utiliser l'antique langue gauloise dans les rituels, fait peut-être "joli", plus "exotique", plus "traditionnel", et ceux qui le font ont peut-être le sentiment d'être plus proches de leurs Grands Anciens.

Il est un fait que l'étude du Celtique Ancien les rapproche beaucoup de la grande langue indo-européenne des origines, et qu'ils se sentent  un peu mieux dans l'Esprit du Sacré de jadis.

 

Mais comme cette langue a disparu et n'est plus usitée, nous, Collège Druidique des Gaules, utilisons le Français, tout simplement. Ce qui n'enlève rien au côté digne et solennel de nos rituels, ainsi qu'à leur caractère initiatique.

 

 

 

Quels sont les rituels et les cérémonies du Collège Druidique des Gaules ?

Ces rituels sont de trois ordres:

 

1°) Les rituels calendaires

  • Alban Eilin – équinoxe de Printemps
  • Beltaine
  • Tan Tad – Solstice d'été
  • Lugnasad
  • Alban Elved – équinoxe d'Automne
  • Samain
  • Modra Necht – Solstice d'Hiver
  • Imbolc

 

2°) Les rituels initiatiques et les Intronisations

  • Entrée dans le Cercle
  • Disciple investi
  • Intronisation d'un Barde ou d'un Ovate
  • Intronisation d'un Eubage
  • Intronisation d'un Druide

 

3°) Les rituels familiaux

  • Présentation aux éléments
  • Fiançailles
  • Mariage
  • Funérailles
  • Protection

 

 

Y a-t-il des prières druidiques ?

Tout d'abord, précisons ce qui peut être entendu par Prière.

Sachant que toute prière établit un dialogue avec la Déité (quelle que soit cette dernière ou la forme sous laquelle on se la représente), on admet généralement qu'il existe différents types de prière:

  • Prière de demande (pour soi)
  • Prière d'intercession (pour d'autres)
  • Prière de remerciement
  • Prière d'adoration

 

Le Druidisme, lui, en a trois:

  • La Grande Prière
  • Prière aux Grands êtres
  • Prière à Belen

 

Ces prières sont utilisées au cours des rituels, fêtes et célébrations, mais le sont également à différents moments de la journée, au lever par exemple, lorsqu'on s'adresse à Belen.

Notons par exemple, pour éviter tout malentendu, que le Druide établit une différence très nette entre le Soleil (an Heol, en Breton), et l'Esprit du Soleil (Belen).

La prière à Belen ne s'adresse donc pas au Soleil lui-même, mais à son Esprit, ou énergie.

Paul BOUCHET nous disait d'ailleurs à ce sujet:

 

Nous distinguons la personnalité psychique de l'Astre Soleil, le Régent du Monde Solaire, de son corps physique:

-          Belen est le nom de l'Esprit Solaire

-          Heol, le corps physique visible

Nous adressons une invocation à Belen, mais nous disons: "Heol brille aujourd'hui".

 

Si nous employons le mot "prière", ce n'est que par commodité de langage, car la démarche désignée par ce terme est un acte destiné à nous placer dans l'état de communiquer et d'échanger avec ce que l'on appelle les Dieux et les Déesses.

 

Rappelons que notre Collège laisse toute liberté à ses membres de considérer ces Dieux et ces Déesses comme étant soit des Symboles ou des Allégories, soit des énergies, soit des entités réelles.

 

 

 

Pour être Druide, est-il nécessaire d'adopter un régime alimentaire particulier ? Par exemple, faut-il être végétarien ?

Il est vrai que beaucoup de personnes s'orientent vers le végétarisme. Cela peut être par simple hygiène (éviter toxines et autres désagréments), mais aussi par conviction, en regard des croyances en la réincarnation et de la métempsycose, pour des raisons éthiques et écologiques. Il a été depuis des millénaires prôné par différents courants philosophiques. Citons par exemple la conception qu'en avait le Mahatma GANDHI:

 

Jamais je ne consentirai à sacrifier au corps humain la vie d’un agneau. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l’homme contre la cruauté humaine.

 

On peut considérer cette conception comme très représentative de ces courants.

Bien que le végétarisme bien compris soit un régime alimentaire qui ne comporte pas plus de risque de carence qu'un régime alimentaire zoophage s'il est suffisamment diversifié, il peut conduire néanmoins à des excès qui justement donneront lieu à des carences.


Le Druidisme n'oblige personne à adopter un régime alimentaire particulier, quel qu'il soit, ce choix étant du ressort et de la responsabilité de chacun, chaque individu devant donc faire l'expérience de ce qui lui convient le mieux, aux multiples points de vue physique, physiologique, moral, et spirituel.


Cela étant, il faut se garder de croire qu'il existe une "nourriture spirituelle". La Spiritualité est une démarche de l'esprit et non du corps. Mais pour que cette Spiritualité soit menée et gérée dans les meilleures conditions d'équilibre possible, il faut maintenir le corps en bon état de fonctionnement, celui-ci étant considéré comme le véhicule de l'âme.


D'où une alimentation saine, équilibrée, exempte – dans la mesure du possible – de tout polluant d'origine chimique ou autre, et non soumise à des traitements génétiques dont on ignore encore quels peuvent en être les effets négatifs – et même nocifs – sur la santé.

 

 

 

Y a-t-il une différence dans la fonction du Druide du passé et celle du Druide d'aujourd'hui ?

Le Druide avait et enseignait une philosophie spirituelle bien différente de nos religions actuelles qui se sont égarées loin des vérités premières, celles que l'on trouve auprès de la Nature, notre Terre Mère.

Son enseignement était double:

 

  • Celui qui était destiné à l'ensemble de la communauté, le panthéon des dieux et déesses celtiques;
  • Celui réservé au petit groupe d'initiés qui se préparaient au sacerdoce; cet enseignement élitaire renfermait la véritable science sacrée.

 

À la suite de César et Cicéron, les anciens auteurs latins ont fait du Druide un simple prêtre, ignorant – consciemment ou non – les autres grands rôles de philosophe (au sens large), de législateur, et d'éducateur de celui-ci. Ces rôles qui lui ont donné cette place exceptionnelle qu'il avait au sein de la société gauloise.

 

Aujourd'hui, le Druide contemporain demeure un Philosophe de la Nature dont il est un observateur attentif, il conserve son rôle d'enseignant et de guide pour les Disciples qui viennent à lui pour recueillir l'enseignement transmis du fond des âges. Et bien sûr, de sacerdote, puisqu'il dirige les différents rituels et célébrations à haute valeur symbolique et initiatique.

 

 

 

Le Druidisme se définit comme étant l'expression de toutes les forces psychiques, intellectuelles et physiques s'exerçant sur cette partie du monde occidental qui le vit naître, et plus spécialement sur la race celte modelée par ces influx.

 

 

Paul BOUCHET (1897–1979)

Grand Druide /|\Bod Koad

Collège Druidique des Gaules

 

 



19/09/2012

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