Clairière UXELLIA

Notre Clairière Uxellia célébrera Samonios le dimanche 12 Novembre è.v.

Le Druide est-il un mystique ou un philosophe ?

Le Druide est-il un mystique ou un philosophe ?

 

Pour commencer, et pour nous éclairer un peu, parlons étymologie.

Le mot Mysticisme vient du Latin "mysticus", qui signifie "relatif aux mystères"; mais aussi du Grec "mystikos", "secret", ou "chose secrète".
Le mystique est donc celui qui s'intéresse aux choses secrètes ou cachées, aux mystères de l'existence, de l'homme, du monde, et de l'univers.

La Philosophie, quant à elle, signifie "l'Amour de la Sagesse", ou "Amour du Savoir".
Celui qui s'adonne à la Philosophie, le Philosophe, est donc un Chercheur au sens noble du terme, un Chercheur de la Connaissance qui lui apportera la Sagesse.
Pour nous, il n'y a pas lieu de le confondre avec un simple intellectuel dont la raison de vivre serait de manipuler des concepts ou de simples raisonnements.

Alors, le Druide est-il un mystique ? Assurément, dans la mesure où l'on n'associe pas ce qualificatif (qui est aussi, selon les cas, un substantif) à un tempérament doucement rêveur, contemplatif, et que s'applique bien à sa démarche la définition ci-dessus.

Il s'interroge sur les mystères de la Nature, les énergies qui circulent dans le ciel, dans la terre, et dans l'eau. Et naturellement, dans le corps de l'homme. D'où sa recherche de tous moyens de guérir son corps comme son âme.

En ce qui concerne son âme, le Druide croît en la réincarnation. Comment en est-il venu à cette croyance ?


Observateur de la Nature, il n'a pas été sans remarquer qu'elle se renouvelle constamment: l'alternance quotidienne du jour et de la nuit, le rythme régulier des saisons, ou le mouvement relatif des astres.

Il travaille donc durant de très longues années à la recherche de la Connaissance, non pas le simple "savoir", non pas la simple culture, l'érudition, ou même une certaine "science", non pas l'accumulation de connaissances éparses et stériles, mais celle, transcendante, qui lui apporte la Sagesse. C'est-à-dire, "l'intelligence des choses".

Or, l'amoureux de la Sagesse, n'est-ce pas justement le Philosophe ? Et cette vision du monde, des choses et des gens, celle qui apporte la Sagesse, cette vision au-delà des apparences, n'est-ce pas la véritable Philosophie ?

 

Pour ce qui nous concerne, on peut avancer sans se tromper que Philosophie et Spiritualité sont sœurs, puisque notre démarche spirituelle doit nous mener à une véritable philosophie de la Vie. Et qu'inversement, l'homme véritablement pensant, donc apte et surtout enclin à réfléchir sur sa raison d'être ici bas et sur sa destinée est naturellement amené à se pencher sur les mystères du monde et de l'univers. Ce qui le ramène à ses propres mystères et à ses grandes questions existentielles.

Le Druide est donc bien à la fois un Mystique et un Philosophe, puisque ces deux notions sont indiscutablement liées. Mais sa démarche n'est pas que spéculative, mais avant tout essentiellement pratique.

Maintenant, il reste à voir et à définir de quelle nature est cette "pratique".

 

C'est vrai que le Druide scrute les secrets de la Nature, celle qui l'environne, celle au sein de laquelle il vit, celle de laquelle il est né et à laquelle il retournera, mais aussi sa nature propre, la sienne, en tant qu'être créé, vivant, pensant, agissant, non pas seul ni pour lui seul, mais au cœur d'une communauté, la communauté humaine.

 

En quelque sorte, cette Nature est son laboratoire, autant que l'est la société humaine dans laquelle il vit et évolue.

 

Il a besoin de l'une et de l'autre, de la première à laquelle il appartient en vertu de sa naissance et de sa constitution même; et de l'autre dans laquelle il est projeté le jour même de sa naissance. Et de la compréhension des deux dépendra son évolution personnelle.

 

À lui de ne négliger aucune des expériences que la vie est chargée de lui apporter. Mais est-il – ou se sent-il – plus porté vers l'introspection, la spéculation, les réflexions existentielles sur la destinée, comme la vie et la mort par exemple, ou la compréhension des grandes lois de l'Univers, la réalité – ou l'irréalité – de la Matière, le domaine de l'Illusion qui est le lot commun et dont il lui est demandé de s'affranchir par l'étude, la méditation, la pratique des exercices spirituels ou de ceux, plus concrets, mais tellement indispensables, destinés au maintien en état de son véhicule corporel ?

N'est-ce pas une question importante que doit se poser tout étudiant du Grand Livre de la Vie et de la Tradition ?


Car le Druidisme n'est-il pas une école de philosophie mystique, et avant tout, une école de philosophie pratique ?



27/04/2013
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